<< Ce sera comme si je n'avais jamais existé. >>
Le plancher lisse entra en contact avec mes genoux, puis mes paumes, ma joue enfin.
J'en appelai à la délivrance de l'inconscience. Malheuresement, je ne m'évanouis pas. Les vagues de souffrance qui jusqu'à alors, s'étaient contentées de m'effleurer se soulevèrent en rugissant avant de s'abbatre sur moi é de m'engloutir.. Je sombrai.
Octobre
Novembre
Décembre
Janvier
"N'empeche elle était vide... . Ses yeux étaients morts. Il y avait aussi certains indices.
Elle n'écoutais plus de musique, j'ai retrouvé une pile de cd brisés dans la poubelle. Elle ne lisait plus. Elle quitter la pièce quand la télé était allumée, elle évitait tout ce qui était susceptible de raviver le souvenir de... son souvenir. Nous pouvions à peine échanger quelques mots. j'avais peur de lâcher une paroles malheureuse. Elle réagisait à la moindre broutille, et elle n'entamait pas la conversation, se bornant à réagir si je l'interrogais. Elle passait son temps seule, elle ne rappelait pas ses amies qui, au bout d'un temps, se sont lassées et n'ont plus téléphoné. Cétait la nuit des morts vivants. Je l'entends encore hurler dans sont sommeil..
je doute d'avoir saisi l'ampleur de sont chagrin. Tant de souffrance, ce n'est pas normal... ça me fait peur. C'est comme si elle pleurait... un mort. "
- Il avait raison. Quelqu'un était mort.
- J'étais morte. Car ça avait dépassé la simple perte du plus authentique des amours, pour un peu plus cela ne suffise pas à tué quelq'un d'ailleurs; ça avait été perdre un avenir, une famille, la vie que j'avais choisie...
- Il était en colère, à présent, et cette colère était si belle! Je souris, levai les bras comme pour plonger, offrant mon visage à l'averse. Je me penchai en avant, m'accroupissant pour avoir plus de ressort.. et je me jetai du haut de la falise.
Je chutai comme un météore, en hurlant de toutes mes forces, mais c'était un cri de bonheur et non de peur. Le vent m'opposait sa résistance, essayant en vain de lutter contre l'ilénuctable gravité, me repoussant, me ballotant en spirale semblables à celles d'une fusée s'écrasant à terre.
L'eau était glacée, encore plus que ce que j'avais crain. J'était très fière de moi lorsque je m'enfoncai dans l'océan gelé et noir.
As aucun instant je n'avais été victime de la terreur. Ca n'avait été que pure adrénaline.
Je luttai pour conserver mes réserves d'oxygène et garder mes lèvres serrées.
" continue à nager" ! m'encouragea t'il
- Ou donc?
" Bats toi! "
- Pourquoi?
Je n'avais plus envie de lutter. Et ce ne fut pas le vertige, le froid ou l'épuisement de mes muscles qui m'amena à abandonner la partie. J'étais presque contente que c'en fût terminé.
Cette mort était préférable à celle auxquelles j'avais été confrontée.
étrangement paisible. Savoir la fin proche était réconfortant. je songeai brièvement aux clichées qui affirment que votre vie défile devant vos yeux. je n'eus pas cette malchance. Qui aurait d'abord voulu visionner la redifussion de ma pauvre existence?
En revanche, je vis, lui, sans pour autant retrouver le désir de resister. Son visage sans défauds était aussi réel que s'il avait été présent, avec l'exacte nuance de sa peau glacée, la forme de ses lèvres, la courbe de sa mâchoire, l'étincelle d'or de ses prunelles enragées.
Malgré mes poumons brûlants et mes jambes assaillies par les crampes, j'étais contente. j'avais oublié à quoi ressemblai le vrai bonheur.Le bonheur il rendai la mort plutôt agréable.
L'eau envahit ma gorge, m'étranglant, m'incendiant. La barre de fer parut m'attirer vers elle, m'entraîner loin d'Edward, encore plus loin dans le noir, vers le fond de l'océan.
<< Au revoir, je t'aime.>> Telles furent mes dernières pensées.
Bella